jeudi 17 janvier 2013

A LA LUMIERE DU CORAN ET DE LA SUNNA AUTHENTIQUE LES BASES DE LA CROYANCE ISLAMIQUE Cheikh - Mohammad Sâlih Al’uthaimîn




LES BASES DE LA CROYANCE ISLAMIQUE



L'Islam, comme il a été mentionné auparavant, comprend d’une part une croyance (le dogme) et d’autre part des lois. Nous avons évoqué certaines de ses lois et ce que l’on considère comme étant leurs bases fondamentales : Les cinq piliers.
Quant à la croyance islamique, elle repose sur la foi en Allah, Ses anges, Ses Livres, Ses messagers, le Jour du Jugement Dernier et le destin bon ou mauvais.

Le Coran et la Sunna du prophète Mohammed  l’attestent explicitement :

Allah dit dans le Coran :

La bonté pieuse ne consiste pas à tourner vos visages vers le levant ou le couchant,  mais la bonté pieuse est de croire en Allah, au Jour Dernier, aux anges, aux Livres et aux prophètes...
(Sourate 2 El Baqara/La Vache V. 177)

Et Il dit à propos du destin :

Nous avons crée toute chose avec prédestination 
 et Notre ordre est une seule parole, il est prompt comme un clin d’œil.
(Sourate 54 El Qamar/La Lune V. 49-50)

Dans la Sunna authentique, lorsque Jibril questionna le prophète au sujet de l’Imane (la Foi), le messager d’Allah  répondit : « El Imane, c'est de croire en Allah, Ses anges, Ses livres, Ses messagers, au Jour du Jugement Dernier et de croire au destin bon ou mauvais ». 
Rapporté par Mouslim

N.B. : Pour ce qui concerne le destin « bon », la chose est claire et évidente. Par contre, la description du destin comme étant « mauvais » correspond aux choses destinées et non au destin même, qui est l’acte d’Allah. En effet, les actes d’Allah ne sont en aucun cas « mauvais », au contraire Ses actes sont bons et sages. Cependant, le « mauvais » se trouve dans les effets et conséquences de ses actes qu’Il a destiné et non dans Ses actes.

C’est pourquoi, le prophète  a dit : « le mauvais n’est pas attribué à Toi Ô Allah ! ». (Rapporté par Mouslim)

Par exemple, nous trouvons du mauvais dans les créatures et les choses destinées ; comme les serpents, les scorpions, les fauves, les maladies, la pauvreté, la famine…Pour l’être humain tout cela est mauvais car ceci ne lui convient pas.
De même, les désobéissances, les turpitudes, la mécréance, la perversité, les tueries…sont considérées comme mauvaises, mais pour Allah elles sont bonnes. Car Allah Le Très Haut les a destinées dans un but d’une infinie sagesse, connu chez certains et ignoré chez d’autres.
Et c’est pourquoi, il est impératif de savoir que la description du destin comme étant mauvais, correspond aux choses destinées et aux effets et conséquences des actes d’Allah, non pas au destin et aux œuvres d’Allah.
Et saches aussi, que les effets et conséquences des actes d’Allah sont « mauvais » en eux-mêmes et vue d’un autre côté, ils sont « bons ».

Allah a dit :

La corruption est apparue sur la terre et dans la mer à cause de ce que les gens ont accompli de leurs propres mains ; afin qu’[Allah] leur fasse goûter  une partie de ce  qu’ils ont œuvré ; peut-être reviendront-ils (vers  Allah).
(Sourate 30 Ar-Rûm / Les Romains, Verset V.41 )

Ici le résultat est bon ; donc le mauvais dans la chose destinée est auxiliairement mauvaise et non réellement car le résultat sera bon.

En conclusion :

·        Premièrement : La description du destin comme étant mauvais correspond aux effets et conséquences des Actes d’Allah et non à Ses Actes (comme le destin) car ceux-ci sont bons et la preuve de cela, c’est la parole suivante du prophète  :  « le mauvais n’est pas attribué à toi Oh Allah ! »

·        Deuxièmement : Le mauvais correspondant aux effets et conséquences des actes d’Allah n’est pas un mauvais pur, car des bonnes choses peuvent en découler.

Par conséquent, le mauvais est une chose auxiliaire et Allah ne crée pas le mal pur qui ne contient aucun bien ou utilité et qui n’a aucun but ou sagesse.






A LA LUMIERE DU CORAN ET DE LA SUNNA AUTHENTIQUE LES PILIERS DE L’ISLAM Cheikh - Mohammad Sâlih Al’uthaimîn





LES PILIERS DE L’ISLAM


Ces piliers sont les bases fondamentales sur lesquelles repose l'Islam ; et leur nombre est de cinq comme a rapporté Ibnou Omar d’après le Prophète  :
« L’Islam est bâti sur cinq piliers: L’attestation qu'il n'y a pas d'autres divinités qu'Allah et que Mohammed est Son Serviteur et Son Messager, l’accomplissement de la Salat (prières quotidiennes), le paiement de la Zakat (impôt), le Jeûne du mois de Ramadhan et le Hadj (pèlerinage à la Mecque) pour celui qui en a les moyens (tant physiques que matériels). »
Rapporté par El Boukhari et Mouslim

Le premier pilier :

La Chahada (l’attestation, le témoignage) qu'il n'y a de divinités véritables qu'Allah et que Mohammed  est Son serviteur et Son messager:
لا اله الا الله محمد رسول الله

C'est le fait de croire fermement avec son cœur en ce témoignage, de telle sorte que la langue le prononce avec une conviction pareille à celle qu’on aurait eu si on l’avait vu de nos propres yeux. Certes, la Chahada est considérée comme un seul pilier malgré la diversité des témoignages qu’elle comporte (celui de l'unicité d'Allah et celui de la prophétie de Mohammed ) et cela :
- Soit parce que le prophète est un transmetteur du message d’Allah ; donc le fait de témoigner que Mohammed  lui-même est adorateur et messager d'Allah, constitue un complément de la première Chahada qu'Allah est le Seul digne d’être adoré.

- Ou parce que ces deux témoignages (celui de l'unicité d'Allah et celui de la prophétie de Mohammed ) sont les conditions d'acceptation de toutes les oeuvres.
Aucune oeuvre ne sera acceptée qu’après avoir réuni au préalable deux conditions essentielles : La sincérité (consacrer l’adoration à Allah sans rien Lui associer) envers Allah et la conformité à la Sunna (dires, faits et gestes) de Mohammed .
Par la sincérité envers Allah, l'attestation qu'il n'y a de divinité qu'Allah sera véritablement concrétisée ; de même, par l’application stricte de la Sunna, l’attestation que Mohammed  est l’adorateur et le messager d’Allah sera vraiment réalisée.

On trouve parmi les fruits de la Chahada la libération du cœur et de l'âme de l'asservissement des hommes ; de plus, grâce à elle, l’individu se délivre des autres personnes en ne suivant que les messagers.




Le second pilier :

L’accomplissement de la Salat (Les prières quotidiennes)

C'est le fait d'adorer Allah en la pratiquant correctement et parfaitement dans ses heures et sous sa forme exigée par la loi islamique.

Parmi les fruits de la Salat, on constate un apaisement de l'âme, un contentement et une joie totale, ainsi qu’un éloignement des turpitudes et des actes répréhensibles.

Le troisième pilier :

Le paiement de la Zakat (Impôt religieux)

C’est le fait d’adorer Allah par le paiement d’une part bien précise, prélevée sur les biens islamiquement imposables.

Parmi ses fruits, le musulman purifie son esprit du mauvais caractère qu’est l'avarice et il participe ainsi aux besoins financiers de l'Islam et des musulmans.

Le quatrième pilier :

Le Jeûne du mois de Ramadhan :

C'est le fait d’adorer Allah en cessant de manger, de boire et d'avoir des relations sexuelles pendant les journées du mois de Ramadhan.

Et parmi ses fruits, le musulman éduque son corps à renoncer aux choses qu’il aime dans l'espoir de mériter la satisfaction d’Allah.

Le cinquième pilier :

Le Hadj (Le Pèlerinage à la Maison Sacrée de la Mecque)

C’est le fait d’adorer Allah en se dirigeant vers la Ka’ba (Maison Sacrée de la Mecque) dans l'intention de pratiquer les rites du Hadj.
Parmi ses fruits, le musulman éduque son esprit à dépenser financièrement et physiquement dans l’obéissance d'Allah ; c'est pourquoi le Hadj est considéré comme une forme de Djihad (combat dans la voie d’Allah).

En somme, les fruits mentionnés ou ignorés de ces cinq piliers font de la nation islamique une nation pure et saine qui suit la religion d'Allah, la religion de vérité ; et cette nation traite l'humanité avec justice, véracité et bon comportement.
C'est pourquoi le restant des lois islamiques ne peut donner ses fruits et être bénéfique à la nation qu'après l'établissement des cinq piliers de l'Islam.

De plus la situation de la nation ne sera corrigée qu'avec la bonne pratique de sa religion.
Et quiconque en veut la preuve qu'il lise la parole d'Allah :

Et si les habitants des cités avaient cru et avaient été pieux, Nous leur aurions certainement accordé des bénédictions du ciel et de la terre. Mais ils ont démenti et Nous les avons donc saisis pour ce qu'ils avaient acquis.
Les gens des cités sont-ils sûrs que Notre châtiment rigoureux ne les atteindra pas le  jour, pendant qu’ils s’amusent ? Sont-ils à l’abri du stratagème d’Allah ? Seuls les gens perdus se sentent à l’abri du stratagème d’Allah.
(Sourate 7 El A’raf V. 96-99)

Et qu'il étudie l'histoire de ceux qui nous ont précédés, car il y a dans l'histoire des événements qui servent d'avertissement pour les gens de science et d'esprit dont les cœurs ne sont pas voilés.
Qu’Allah nous préserve !




A LA LUMIERE DU CORAN ET DE LA SUNNA AUTHENTIQUE LA RELIGION ISLAMIQUE Cheikh - Mohammad Sâlih Al’uthaimîn

LA RELIGION ISLAMIQUE



N.B. : L’Islam est bien plus qu’un ensemble de croyances ou de dogmes et de pratiques cultuelles qui constituent les rapports de l’homme avec Dieu ; en effet, l’Islam englobe tous les aspects de la vie. C’est pourquoi le mot religion tel qu’il est perçu dans la langue française est partiellement inadéquat à la traduction du mot arabe Dine ; malgré tout, dans un souci de simplicité, nous utiliserons le mot religion dans notre traduction.

L’Islam est la religion avec laquelle Allah a envoyé Mohammed .
Allah a parachevé les messages antécédents avec l’avènement de l’Islam, et complété Sa religion pour Ses serviteurs et les a comblés de Son bienfait en agréant l'Islam, n'acceptant ainsi de personne une autre religion.